A gente trabalha
O ano inteiro
Por um momento de sonho
Pra fazer a fantasia
De rei ou de pirata ou jardineira
E tudo se acabar no quarta-feira
A felicidade, Vinicius de Moraes et Antonio Carlos Jobim, 1958.
Le carnaval de Rio, aux origines païennes, réalise l’exploit de réunir l’ensemble de la société Carioca en un grand moment de communion. Pendant officiellement quelques jours, mais en réalité plus d’une semaine, toutes les couches de la population, toutes les croyances, toutes les origines sont en effet réunies dans un moment festif unique.
Nous n’avions jamais observé, avant de participer au carnaval de Rio, une fête d’une telle ampleur (c’est l’événement le plus retransmis au monde) qui parvienne à mélanger, faire participer, emporter l’adhésion d’absolument toutes les composantes de la société.
Ce phénomène est unique, magique et adresse un message extrêmement positif au monde : une communion dans l’enthousiasme de la fête et la magie de la musique est possible entre les hommes!
C’est parce que le rituel du carnaval constitue un exutoire aux contraintes imposées par la société et la civilisation que les barrières dressées entre les hommes peuvent s’ouvrir.
Nous avons en outre été stupéfaits de constater que la force de cette tradition et l’importance de sa fonction libératrice concourent à la construction de la paix dans les communautés, au point que l’ordre, le pouvoir et la religion s’en sont parfaitement accommodés. Lorsqu’on a participé aux préparatifs, aux répétitions, ainsi qu’au défilé lui-même, cela semble réellement tenir du prodige.
Pendant le carnaval, la vie civile est suspendue, le travail cesse, la routine et le quotidien n’existent plus, et cela, à l’échelle d’une nation toute entière…
La fonction sociale du carnaval s’adapte parfaitement aux besoins de la vie urbaine qui se développent dans nos grandes métropoles, en même temps que la culture de masse. Mais la reconnaissance par tous de l’enthousiasme, l’acceptation de la transe, le débordement licite, le partage à un tel degré ont besoin d’un creuset pour fonctionner. Le Brésil en est un, Rio de Janeiro plus encore. Tout cela est inconcevable en Europe. Il faut avoir vécu le carnaval de Rio, dans ses entrailles, pour le comprendre véritablement.
Le carnaval, sous sa forme actuelle, est né d’une rencontre : celle des chants et danses populaires des esclaves africains qui affluent à Rio de Janeiro, alors capitale du pays, et du goût de la cour portugaise, installée au Brésil, pour les fêtes somptueuses à l’occasion des grandes commémorations.
Dès 1808 (pour le débarquement de dom Joao VI à Rio), des chars allégoriques ont défilé sur la place campo de Santana où des « loges » avaient été placées pour permettre à la cour d’assister aux festivités…
Spontanément, grâce à cette magie propre au Brésil, la danse et le chant des esclaves (les congos) se mêlent à ces somptueuses fêtes de la cour. Ainsi naquit le carnaval de Rio !
Eblouis par le caractère résolument festif de cet événement de premier plan mondial et stupéfaits de découvrir qu’il appartient au peuple tout entier, nous avons décidé de rendre le carnaval de Rio abordable à nos clients.
Nous nous sommes rapprochés, depuis 2010, des plus grandes écoles de samba et des présidents de ces écoles (Portela*, Unidos da tijuca*, Santa Cruz, …) afin de définir avec eux les prestations originales et authentiques que nous pouvons proposer.
Dès l’édition 2011 du carnaval de Rio, nous avons permis à nos clients de vivre cette époustouflante fête baroque de l’intérieur…
Bandas*, blocos*, bals dans les plus grands palaces de la ville, fêtes dans les quadras*, et bien entendu, défilé des écoles de samba dans le sambodromo, costumes époustouflants, chars hallucinants, déchaînement de la musique et da la danse :*voici toute la magie qu’offre le carnaval de Rio… voici toute la magie qu’Aristeia offre à ses clients…








